MAISON RUE DE NICE

Paris (11)

  • PARIS (11)
  • CONSTRUCTION D’UNE MAISON INDIVIDUELLE
  • HABITATION ET BUREAUX
  • LIVRAISON : DÉCEMBRE 2011
  • MAÎTRE D’OUVRAGEPrivé
  • BET SRUCTUREProjets Conseil
  • ENTREPRISE GÉNÉALEMDSN
  • BUREAU DE CONTRÔLEBTP Consultants
  • FAÇADEMinho Concept
  • SURFACE450 M² SHON
  • COÛT0,818 M€ HT
  • PHOTOGRAPHE© Olivier Amsellem

C’est une maison individuelle R+3 avec sous-sol, orientée est/nord-est sur la rue de Nice, et ouest/sud-ouest sur cour. Un enduit couleur gris mastic l’habillera du sol au faîtage, la présentant comme taillée dans un unique bloc, dont la couleur, dans les tons des façades en pierres ou enduites des bâtiments voisins, lui permettra de s’intégrer à son environnement. Elle se développe à l’arrière avec deux ailes cadrant une petite cour. La construction est soumise à un traité de cour commune avec l’immeuble voisin du 10 rue de la Petite Pierre, qui nous impose un gabarit-enveloppe limité en hauteur à 15 mètres par rapport au niveau du trottoir. Les bâtiments voisins mesurant en moyenne 21 mètres, et la surface du terrain étant modeste, la nouvelle construction sera très encaissée. De cette contrainte découle l’essentiel de notre recherche architecturale.

Côté cour, pour palier à cet effet d’encaissement, pour exploiter au mieux la lumière, nous avons taillé le gabarit-enveloppe qui nous est imparti afin d’ouvrir l’espace de la cour en forme d’entonnoir, de façon à capter plus de rayons solaires. La cour est ainsi échelonnée, des terrasses en gradins, des pans obliques déconstruisent la façade ouest. Celle-ci est modelée par un second élément essentiel, les escaliers, qui constituent l’évènement de la maison, autant en plan qu’en façade. Ils sont placés tels deux bras croisés, coudés vers l’intérieur de la construction. Les murs de béton qui les longent dessinent en grande partie la façade, qui ne peut offrir de vues principales.
D’où le troisième et ultime élément constitutif de la façade, un ruban de vitrage qui se déroule du RDC à la toiture. De pliages biais en pans obliques, il fait pénétrer la lumière du sud-ouest dans la maison sans exposer les pièces principales au vis-à-vis.

Côté rue, la façade est animée principalement par une terrasse double hauteur profitant à la salle à manger, et permettant de pincer l’épaisseur des 1er et 2ème niveaux de la maison pour y amener plus de lumière. Les baies de la terrasse, comme les autres, sont rythmées par des ouvrants de 75 cm de large, puis prolongées par des fixes plus ou moins longs. Un verre réfléchissant couleur bronze ponctue les baies sur leur côté nord, formant l’alliance entre celles-ci et les menuiseries d’aluminium anodisé couleur bronze foncé.

Ce dernier matériau sera très présent, des cadres de 10 cm d’épaisseur, en légères saillies, cerneront les baies. La porte d’entrée, doublée d’une seconde, permet un traitement en enduit également, similaire à celui qui l’entoure, l’intégrant au mur de façade jusqu’à la faire disparaître. Le reste du RDC se développe selon un autre ordre, appartenant à l’activité qu’il abrite. Ainsi se déroule une longue baie vitrée à l’esthétique de celles des ateliers du début du siècle. Enfin la toiture terrasse est épannelée d’un pan oblique triangulaire, pour infléchir la silhouette rectangulaire de la façade et ménager la fuite de son arête.